Programme des deux candidats : «Renouveau» contre «Manko Wouti Ndamli»

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Premier à décliner son programme intitulé «Renouveau du football sénégalais», Mady Touré, à travers sept points, prône un football «plus attractif». Parmi les grandes lignes de son programme, on peut citer entre autres, les infrastructures, la valorisation du football féminin. Dans son programme de gouvernance, l’idée force est la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire pour l’adoption de nouveaux textes.

Un Comité ad hoc mis en place sera chargé de réfléchir sur cette question avec la proposition d’une limitation des mandats à trois, le non cumul des postes et le changement du mode du scrutin. Le président de Génération Foot se dit «conscient qu’une Fédération forte s’appuie sur des textes forts, un cadre normatif (qui) intégrera les modèles standards des statuts de la Fifa». Sur l’un des sept points de son programme, Mady Touré parle d’une nouvelle politique de marketing ; une politique de développement de la discipline, la promotion d’un accord tripartite liant la Fsf, les collectivités territoriales et la Fifa. Enfin comme le souhaitent tous les Sénégalais, pour Mady «aujourd’hui, l’objectif c’est de gagner la Coupe d’Afrique des nations».


Hier mardi, c’était au tour du candidat sortant, Me Augustin Senghor, de dévoiler son programme qui passe par la mise en œuvre d’une synergie consensuelle et inclusive d’actions pour atteindre l’objectif dénommé Programme «Séné­gal Manko Wuti Ndamli 2021-2025». Un «manifeste» qui tourne autour de 10 points. Parmi ces points, il y a «la révision générale des statuts et règlements de la Fsf après 12 années d’application pour s’adapter aux nouvelles exigences et aux principes de gouvernance du football». La poursuite et le renforcement du «développement du football local dans ses composantes afin de le rendre encore plus populaire, attrayant et performant».

Il s’agira dans ce cas de «conforter la Direction technique nationale dans sa mission de développement du football à la base et valoriser davantage l’expertise nationale dans les domaines technique, médical, de l’arbitrage, etc.».
S’agissant des finances qui sont en bonne santé, le président sortant compte «consolider les aspects significatifs de mobilisation de ressources additionnelles diversifiées et de gouvernance financière rationnelle afin de conforter et accroître l’assise financière acquise ces dernières années».

Ce qui devrait permettre de «continuer à accroître les subventions financières et appuis logistiques aux clubs et groupements membres de la Fsf et aider la Ligue de football professionnel à retrouver son attractivité et sa viabilité financière». Déjà bien lancé dans sa politique des infrastructures, Me Senghor compte poursuivre cette politique de dotation d’infrastructures propres à la Fsf (centres techniques, sièges des Ligues, stades, hôtels fédéraux, etc.).

Ce qui va permettre «la détection précoce des talents et aux acteurs de tous genres de disposer d’infrastructures et équipements nécessaires tant à leur formation qu’à leur préparation à la compétition de haut niveau». Une démarche qui devrait «favoriser l’organisation par notre pays de la Can pour la 2ème fois de son histoire».
Tout en mettant en œuvre les axes programmatiques convenus dans le cadre du protocole consensuel, Me Senghor compte consolider les acquis qui ont permis au Sénégal d’atteindre un niveau enviable pour le sacre demain à la Can 2021.

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