Procès Thianta… Au delà du meurtre, l’école Béthio…

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Le procès du double meurtre de Médinatoul Salam (le nom est cocasse, de paix n’en ayant point eu pour les Thianta occis dans la passion de leur foi) devra marquer un tournant dans la guidance religieuse sous nos tropiques.

Et la voix parquetière plus qu’accusatrice, portée par le Procureur Youssouph Diallo requérant la perpète contre Cheikh Béthio Thioune et dix ans de geôle contre ses Thianta co-meurtriers, trace la voie d’une jurisprudence qui sonnerait le citoyen glas de l’impunité que s’octroient certains au nom d’un pouvoir. Encore que…

Les péripéties de ce double meurtre de disciples dont sont présumés accusés leurs condisciples et leur maître nous appellent à disséquer la fraternité et la guidance ou chefferie religieuse. Même si la loi n’éclairait pas cette nébuleuse qui a entaché le groupe thianta, le bon sens citoyen voudrait qu’on se penche sur ce qui a fait Bara Sow et Ababacar Gueye et leurs meurtriers qui, on conviendrait et convaincrait difficilement du contraire, sont les victimes de leur Guide commun pour qui ils sont morts et ont tué. Mais qui, à ce procès, n’ont que la voix des robes noires pour les défendre. Et pour cause…

La faute d’un disciple est toujours grosse de la responsabilité du maître et aujourd’hui, l’école thianta aura produit en son sein des sujets qui obéissent au doigt, à l’œil et au mot au maître. Et c’est ce qui suinte des mots et s’insinue entre les lignes des réquisitoires du Parquet et de la plaidoirie civile qui, outre la réparation du préjudice, ont soulevé des impairs scolastiques chez l’accusé Béthio qui mériteraient réflexion. Pour que n’en pâtissent les confréries !

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