PARTICIPATION AU DIALOGUE LANCE PAR LE PRÉSIDENT MACKY SALL ME EL HADJI AMADOU SALL POSE LES CONDITIONS DU PDS

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Le Parti démocratique sénégalais (Pds), répond favorablement à la main tendue au dialogue du chef de l’Etat, Macky Sall, tout en posant ses conditions. Invité à l’émission Grand Jury hier, dimanche 14 avril, Me El Hadji Amadou Sall, ancien ministre de la Justice sous Wade, indique que le Pds répondra favorablement à l’invite au dialogue à condition que les échanges tournent autour des questions essentielles de la démocratie sénégalaise. Il s’est, par ailleurs, prononcé sur le silence de Me Wade.
Le président de la République, Macky Sall peut compter sur le Parti démocratique sénégalais (Pds) pour le dialogue auquel il a convié l’ensemble des forces vives du pays. C’est le moins que l’on puisse dire, après la sortie de l’ancien ministre de la Justice sous Wade, en l’occurrence Me El Hadji Amadou Sall, sur les ondes de la Radio Futurs Médias (Rfm), lors de l’émission Grand Jury du dimanche 14 avril. En effet, sur l’invite au dialogue lancé par le président Macky Sall, Me Sall indique que le Pds est ouvert au dialogue. Toutefois, la robe-noire politique n’a pas manqué de poser des conditions.

Pour lui, il n’est pas question pour le Pds de participer à un dialogue où on ne parle pas du fichier électoral, du parrainage, du statut du chef de l’opposition, etc. Parce que, pour lui, «il est tout à fait normal, aujourd’hui, qu’on puisse avoir un consensus sur le système électoral». Mieux, il pense qu’il faut aussi un consensus sur le fichier électoral, sur le système de parrainage, sur le mode électoral, ou encore sur le statut du chef de l’opposition. Poursuivant, il estime qu’il faut qu’on sache comment on doit marcher, au vu des nombreuses marches interdites des partis de l’opposition. A noter, par ailleurs que malgré l’ébullition notée dans le landerneau politique avec notamment la volonté du président Macky Sall de supprimer le poste de Premier ministre (Pm), la voix de l’ancien président, Abdoulaye Wade, ne s’est pas fait entendre. Sur les raisons d’un tel silence, Me El Hadji Amadou Sall trouve que ceux qui posent ladite question sont «drôles».

Sur cette qualification, Me Sall estime que le président de la République, Macky Sall, tout comme celui de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, sans oublier celui du Hcct, Ousmane Tanor Dieng, sont tous restés aphones sur ladite question. Alors, pose-t-il la question, «pourquoi vous ne parlez pas du silence inquiétant de Macky Sall, de celui suspect de Moustapha Niasse, ou du silence complice de Tanor ?». Donc, à son avis, il n’est pas question de parler du «silence d’observation» du président Wade. Encore que, pour lui, «dans le champ politique, il ne s’agit pas d’être loquace. Il s’agit de parler au bon moment et de dire des choses sensées que les citoyens sont à mesure d’entendre et de comprendre». 

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