ORIENTATION DES ÉTUDIANTS DANS LE PRIVÉ SAES ET SUDES S’EN MELENT

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Les récentes sorties du cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (Cudopes) décidant de ne plus «accueillir» de nouveaux bacheliers tant que le gouvernement ne paiera pas et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) font retenir le souffle des 40 milles étudiants déjà renvoyés et des 56 nouveaux bacheliers.
 
 Ces derniers obligés de procéder à des demandes d’admission dans les publics comme dans les privés, seront dans l’expectative jusqu’à connaître l’université ou l’école dans laquelle ils sont orientés. Qu’à cela ne tienne pour les syndicats de l’enseignement supérieur. Ils suivent d’un autre regard le problème de la dette de 16 milliards FCfa qui lie les deux partenaires.
 
Alors que Cheikh Oumar Anne annonce une enveloppe de 41 milliards injectés depuis 2013 en guise de prise en charge des étudiants orientés par l’Etat, le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) pense que l’argent devrait plutôt être investi dans l’élargissement de la carte universitaire et l’amélioration des conditions sociales et pédagogiques des actuelles universités.
 
Le secrétaire général, Malick Fall, déclare que «le Saes a toujours été pour que les ressources publiques destinées à l’enseignement supérieur soient orientées dans les universités publiques. Avant d’ajouter : Ces dernières doivent être dotées de plus de moyens pour leur permettre de jouer pleinement leurs rôles et que l’ensemble des bacheliers qui le désirent soient orientés dans le public».
 
Le ton est donné. Le Saes ne semble pas trop emballer par cette politique étatique même, reconnait Malick Fall, que les « institutions privées ont leur place dans le dispositif de l’enseignement supérieur et doivent être soutenues par l’Etat».  Ce qui leur permettra, souligne-t-il, de contribuer considérablement à la résorption de ces nombreux docteurs au chômage en ayant au moins 70% de permanents parmi leur personnel enseignant».
Pour en finir, le secrétaire général du Saes qui entame son deuxième et dernier mandat à la tête du syndicat, invite l’Etat à engager les réflexions les plus profondes pour chacune des entités retrouvent la place et les moyens qui lui revient».
 
Dans ce sillage de réflexion, le syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal, section Enseignement supérieur et Recherche (Sudes/Esr) va plus loin et donne déjà une piste.
Le syndicat propose que l’orientation des étudiants doit faire l’objet d’un appel d’offre public.
Le Sudes considère que l’enveloppe dégagée par l’Etat pour les étudiants est un marché public. Pour le syndicat, les mécanismes en vigueur pour attribuer les fonds publics doivent être été respectés.
Le secrétaire général, Oumar Dia s’interroge sur les modalités d’attribution de ce qui est de facto un marché public.
Le Sudes/Esr invite le gouvernement à accélérer les constructions d’infrastructures universitaires et de mettre un terme à l’orientation des bacheliers dans le privé.

sudonlin
 

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