L’Anpej et l’Ana relancent l’aquaculture à Bona et Djiragone

19
Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (ANPEJ) et son homologue de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) ont conjointement procédé à la relance des activités d’empoissonnement et de fabrication d’aliments de poisson dans les zones de bona et de Djiragone, en plein cœur du Fogny, dans le Nord-ouest de Sédhiou. L’enjeu est de juguler les effets pervers de la Covid-19 sur l’emploi des jeunes et leur forte propension à se lancer dans des projets chimériques de voyages vers l’occident, au moyen des embarcations de fortune.
 
A l’issue de la tournée, le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (ANPEJ) a fait savoir que «cette activité entre dans le cadre d’un projet qui était porté par l’ANPEJ, avec notre partenaire de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA). C’est dans le but de mettre en place une fabrique d’aliments de poisson, des bassins flottants mais également l’achat de pirogues motorisées et de 20 gilets au profit des populations de Bona et des d’autres localités. Ce projet vise à créer de l’emploi et de la richesse pour la jeunesse de ces localités», indique Tamsir Faye, le directeur général de l’ANPEJ.

Et de poursuivre, sur les objectifs spécifiques du projet dans cette zone : «après une visite à Djiragone et après avoir empoissonné 18 bassins, nous cherchons à constituer un écosystème économique qui permettra de réaliser la pisciculture et l’aquaculture dans la zone. Nous osons espérer que ces opportunités vont contribuer à juguler le phénomène de l’émigration très accru dans la zone. A travers le Fonds «  Force Covid-19» mis à la disposition du ministère de la Jeunesse, nous verrons comment les appuyer à combattre les difficultés. Ce sont des prêts remboursables».

UNE CHAINE DE VALEUR POUR VAINCRE L’OISIVETE ET LA PAUVRETE

De son côté, Téning Sène, la directrice générale de l’Agence nationale de l’aquaculture «salue l’esprit de bonne collaboration du directeur général de l’ANPEJ dans le cadre de l’accompagnement des populations, notamment les jeunes. Ici à Bona, nous relançons les activités aquacoles sur deux (2) volets. Les jeunes ont bénéficié de financements pour mettre en place des cages de pisciculture. Trente (30) cages ont été installées et, après plusieurs mois, ces cages sont restées vides. C’est pourquoi nous procédons à l’empoissonnement de ces cages. Ils sont financés par l’ANPEJ, à travers le PAPEJ (Projet d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes), la FAO et suivi et encadré par l’ANA».
 Téning Sène explique que l’autre volet intéresse une fabrique d’aliments. C’est un maillon important, selon elle, de la chaine de production de la filière aquacole. «C’est ce qui manque, en dehors des alevins. Ce projet date de 2015 et cette fabrique est réceptionnée depuis 2016. La commercialisation de ces produits dans la région sera extrêmement rentable dans le cadre de la création d’emplois des jeunes et des femmes bénéficiaires de ce projet», ajoute-t-elle. A l’en croire, le local est réhabilité par l’Etat du Sénégal, à travers l’ANPEJ, pour le stockage des sous-produits, des matières premières, le séchage, la fabrication et le stockage des produits finis. «Pour les équipements, nous avons eu un moulin pour l’aliment de poisson et un convoyeur qui a une capacité d’une tonne/ heure», dit Téning Sène, la directrice de l’ANA.

Cheikhna Sadibou Diédhiou, un bénéficiaire habitant le village de Djiragone, témoigne de l’importance accordée à la promotion de la jeunesse et des femmes de la zone. «Ici, c’est une zone de départ pour l’émigration. Et cette opportunité va permettre de fixer les jeunes dans notre terroir». Il conclut par l’enclavement de la zone qui, selon lui, les empêche de sortir pour aller commercialiser les poissons. Les bénéficiaires souhaitent également protéger leurs bassins contre les caïmans bien présents dans le secteur et qui peuvent dévorer les poissons.

Source Sudonline

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.