Kazu Rajab : Touba célèbre Serigne Fallou aujourd’hui…

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Touba célèbre, ce mardi le Magal de Kazu Rajab, soit la naissance de Serigne Fallou Mbacké, deuxième Khalife de Serigne Touba de 1945 à 1968. A cet effet, des milliers de pèlerins se déplacent à Touba.

La célébration du Kazu Rajab remonte aux années 60, précisément à l’an 1963. Cette année-là, son anniversaire venu, Serigne Fallou quitta Touba quelque temps avant le coucher du soleil, pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance, afin d’y passer la nuit en prières. Le lendemain, au sortir de sa retraite, il se rendit au domicile de Serigne Affia Niang.

Le pourquoi de la célébration du Kazu Rajab

C’est ainsi que, de 1965 à 1968, se déroulèrent les commémorations qui prirent d’ailleurs tellement d’ampleur que Radio Sénégal prit l’habitude de leur consacrer des reportages très élaborés. Serigne Fallou vécut sa dernière célébration en 1968. C’était un vendredi. Serigne Modou Mamoune Niang, à son habitude, prononça une allocution très fouillée. « Nous savons que la visite que vous nous accordez, à notre domicile, est une faveur imméritée. Voilà pourquoi, à l’occasion, nous mobilisons tout ce dont nous disposons, en plus de nos familles, nos condisciples, nos parents, et nous serions allés bien au delà de tout cela, si c’était possible, pour essayer d’être à la hauteur de cette marque d’honneur », dira-t-il au saint-homme.

En réponse à cette allocution, Serigne Fallou expliqua ce jour-là, le sens et les motivations de la célébration du Kazu Rajab.

S’adressant à Serigne Modou Mamoune Niang, il déclara : « Je sais que ce jour vous tient beaucoup à cœur. Je vais donc vous expliquer ce qu’est sa signification profonde et, par conséquent, les motivations qui m’ont conduit à le prendre en considération, afin que vous puissiez maîtriser les modalités de sa célébration. Dans Sa grande miséricorde, Dieu m’a accordé une grâce infinie ; Il a fait coïncider ma naissance avec la date anniversaire de ces événements miraculeux. En effet, il a plu à notre Seigneur que je sois né un vendredi, 27ème jour du mois lunaire de Rajab, de l’an 1306 de l’Hégire (1886).

Ce jour est donc pour moi un prétexte de rendre grâces à Dieu et d’exprimer ma reconnaissance à l’endroit de Cheikhoul Khadim pour l’agrément que, des Deux, j’ai obtenu. Depuis, j’ai pris l’habitude, chaque fois qu’arrive mon anniversaire, de me rendre à Darou Salam, où je suis né, afin de m’y consacrer, toute la nuit durant, à la lecture du Coran et des Panégyriques du Prophète (P.S.L.), en guise de témoignage de grâces au Cheikh. Pourquoi dès ma sortie de retraite je viens ici, chez Serigne Affia ? C’est pour réaffirmer et raffermir les liens de fraternité qui me lient à cette maison où vécut ma mère Sokhna Awa Bousso. »

Après cette mise au point, Serigne Modou Mamoune Niang, au nom de toute la famille, prit l’engagement de perpétuer cette célébration, tant qu’il restera en vie.

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