Chronique de Buur Saloum: ” Mackillages et desserts”.

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“Les Français sont nos amis. Pendant la guerre les tirailleurs sénégalais avaient le dessert contrairement aux autres Africains ». Voilà , en substance les propos dégradants tenus le vendredi 25 mai par le président Macky Sall, entouré de toute sa garde rapprochée. Depuis lors l’onde de choc, de cette boutade choquante de l’ing nieur géologue qui voulait jouer à l’historien a dépassé les frontières du Sénégal, pays dont prés de 600 tirailleurs Sénégalais de retour de la deuxième guerre mondiale (1939-1945) ont été exécutés froidement par un peloton de soldats français pour avoir revendiqué le paiement de leurs primes après la Libération de Paris. On ne sait pas où le président Sall tire-t-il ce fait d’histoire erroné, mais il a souillé à jamais la mémoire de nos valeureux soldats qui au passage n’étaient pas tous Sénégalais contrairement à ce que l’appellation générique peut laisser croire.

Urbi et orbi, des voix se sont levées pour réclamer ici et maintenant des excuses publiques à Macky Sall. Comment un simple dessert peut être un signe de respect, alors qu’on donne sa vie pour défendre par force un pays étranger ? Rien n’est plus faux. Mais, que ne ferait pas Macky Sall pour plaire « à nos amis les Français ». Après avoir aliéné l’économie sénégalaise aux entreprise françaises, Macky Sall veut réécrire l’histoire, voire dénaturer les faits pour mieux asservir son peuple. A ce rythme Macky Sall aurait mieux fait de prendre la nationalité française pays dont il est l’avocat du diable, en tout lieu et en toute circonstance. Peut-on être plus royaliste que le roi ? Non. Même les Français ne demandent pas plus.

Le tome 1 de « Conviction républicaine » comme toute la quadrilogie à venir restent un authentique exercice de « Mackillage », que seul Macky Sall et sa cour ont le secret. Par honnêteté intellectuel, Macky Sall ne peut pas revendiquer la paternité des 58 discours compilés dans ce recueil. Car c’est un secret de Polichinelle que les discours du président sont écrits par une armée de «négres». De plus, le contexte dans lequel ces discours ont été prononcés est dépassé dans ce monde où les choses évoluent vite. Pour des raisons de propagande de politique politicienne et d’opportunisme on a valu présenter ce recueil de discours comme une « doctrine » politique. De qui se moque-t-on ? Vraiment chez les «marrons-beiges» le ridicule ne tue pas.

La programmation du procès en appel du député maire de Dakar, Khalifa Sall dans l’affaire de la Caisse d’avance de Dakar est tombé comme un éclair. Deux mois après le verdict rendu le 30 mars 2018, voilà que Khalifa Sall sera rejugé. Pourquoi, autant de célérité ? Veut-on le condamner définitivement pour l’empêcher de se présenter en 2019? C’est le but recherché. Mais cette manière de faire d’un autre temps, est une manœuvre risquée et vaine. On aura beau condamner le député-maire de Dakar cela ne fera que décupler sa côte auprès d’une opinion publique nationale et internationale qui l’a blanchi. Le reste n’est qu’une farce judiciaire de mauvais goût.

Buur Saloum

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