Campagne : Les solutions de Sonko pour Ziguinchor

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Le candidat Ousmane Sonko veut faire de Ziguinchor la porte d’entrée du Sénégal à la Cedeao. Ainsi, au-delà du développement de la localité, sa vision a pour objectif de faire de la zone un hub des affaires dans l’espace communautaire.

Ousmane Sonko a décliné, ce lundi, son ambition pour Ziguinchor, devant une foule immense, au stade Jules-François Bocandé. L’ancien inspecteur des impôts promet la reconstruction du pont Emile Badiane dans un mauvais état. ‘’Nous n’attendrons pas une deuxième tragédie du ‘Joola’ pour  dire que la situation du pont est chaotique. Avant de mettre 1 200 milliards pour un train sur 37 km, il fallait faire tomber ce pont et nous faire un autre flambant neuf’’, s’insurge-t-il.

Si l’on en croit le leader du Pastef, ce pont doit être raccordé à un corridor régional Dakar, Banjul, Bissau, Conakry, Abidjan et Lagos, pour une fluidité du transport.

Sonko promet également de délocaliser l’aéroport de Ziguinchor. L’infrastructure est actuellement dans la ville. Entouré d’une école primaire, d’un lycée, d’un hôpital, elle est un danger, selon lui, pour la population et le transport aérien. Il prévoit donc de le déplacer à Tobor. Le candidat s’engage également à reconstruire et à moderniser le port de la ville et de l’articuler aux chambres de commerce et des métiers. ‘’Vous ne pouvez pas savoir la valeur économique et social de ce port’’, lance-t-il. Même si le pouvoir dit avoir investi des milliards sur l’infrastructure, Sonko soutient que l’argent a été détourné.

‘’La Casamance est au centre du Sénégal’’

Après le port, les marchés seront modernisés pour servir de lieu d’affaires de la sous-région. Ousmane Sonko ne doute pas que, une fois les commerces rénovés, les Gambiens, les Maliens et les Guinéens viendront y faire des affaires. Au finish, le leader des patriotes veut faire de la Casamance un hub financier et commercial. Ousmane Sonko ne croit pas un instant que la Casamance est à la périphérie du Sénégal, comme on l’entend souvent. D’après lui, la région est au centre du Sénégal, à condition qu’elle soit perçue comme la portée d’entrée du pays dans l’espace Cedeao.

C’est pourquoi d’ailleurs, la vision de Sonko pour cette zone va au-delà du Sénégal. Il s’agit d’une politique d’intégration à la sous-région. Ainsi, en plus des voies de communication, le leader du Pastef propose une reconstruction de l’université Assane Seck de Ziguinchor et un enseignement supérieur public comme privé tourné vers les besoin des pays limitrophes. Il est ainsi prévu un cadre permettant aux Gambiens, Guinéens et Bissau-Guinéens d’y faire leurs études post-Bac.

Faire de Cap Skirring le Bali et Marrakech du Sénégal

Sur le plan touristique, Ousmane pense que la région du Sud est la plus diversifiée, culturellement parlant. Cap Skirring sera donc, au Sénégal, ce que Bali et Marrakech sont respectivement pour l’Indonésie et le Maroc. Le tourisme médical sera  aussi exploré.

Le tout va s’appuyer sur une politique d’industrialisation qui permettrait de transformer les produits locaux et résorber le chômage. Citant les statistiques de l’Ansd, Ousmane Sonko déclare que Ziguinchor a 60 % de pauvreté contre 65,7 % pour Kolda. Ainsi, l’enfant du Sud ne comprend pas que cette région naturelle soit des plus pauvres du Sénégal, malgré ses potentialités. Le patron des patriotes pense que des unités industrielles aideront à ce que tous ces produits qui pourrissent soient transformés au niveau local. Ce qui va, à coup sûr, acté le développement de la zone.

De l’avis de Sonko, rien n’a changé depuis 20 ans. La route qu’il empruntait en tant qu’élève pour aller à l’école, dit-il, est restée la même. Pour y remédier, il compte sur la création d’un pôle urbain, mais aussi d’une zone économique spéciale dans l’axe Tobor – Teubi. Le leader du Pastef de préciser que ces mesures annoncées ne sont pas une faveur pour Ziguinchor, mais elles traduisent une vision et une ambition pour tout le Sénégal.

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