Après l’affaire Sankharé,la police accusée d’avoir tué un boulanger à Thiès

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Vingt-quatre heures après l’affaire du commissaire Sankharél’opposant au pharmacien Cheikhouna Gaye, une autre bavure policière a été enregistrée hier vendredi à Thiès. Selon L’Observateur, une patrouille de police aurait causé, dans la soirée d’hier vendredi, la mort d’un père de famille de 37 ans. Ce grave incident a déclenché de violentes manifestations dans la capitale du rail.

Les faits

Il est 22 heures, lorsque les policiers à bord de leurs véhicules débarquent sur l’avenue Ousmane Ngom. Visiblement les patrouilles avaient pour cible les conducteurs de motos dites « Jakarta » dont la circulation au-delà de 21 heures a été interdite par un arrêté du préfet de Thiès. Mafatim Momar Mbaye, un jeune boulanger qui, visiblement, ignorait que les limiers traquaient les conducteurs de ces engins, quitte la boulangerie de « Adoa 2/3 » à bord de sa moto pour convoyer un sac de sel dans une autre boulangerie de « Mbour I » située non loin de là.

En chemin, il croise une voiture de police qui patrouille le long de l’avenue de la Cité Ousmane Ngom. Sommé de s’arrêter, le jeune homme, certainement pris de panique, poursuit son chemin. C’est alors que l’un des policiers lui aurait jeté une pierre qui l’aurait atteint au cou. Mafatim chute lourdement sur le goudron et sa tête percute violemment le sol. Il reste inerte, avant de rendre l’âme.

Choqués, des jeunes qui ont suivi la scène ont brûlé des pneus pour manifester contre les forces de l’ordre. Plusieurs pneus ont été incendiés par ces jeunes qui ont pris d’assaut les rues de Thiès aux abords du quartier Ousmane Ngom.

Il laisse derrière lui une épouse en état de grossesse

Selon les témoignages recueillis par L’Observateur, le jeune Mafatim est un garçon bien éduqué et de bonne famille. Il laisse derrière lui une épouse en état de grossesse, qui est presque à terme.

Les témoins du drame disent quasi unanimement avoir identifié le policier en service au poste de police des Parcelles Assainies qui aurait jeté la pierre fatale à Mafatim

SENEGO

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