Affairisme d’Etat : Les Sall, le Pétrole et le gaz « au cœur » !

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L’affaire dépasse la personnalité d’Aliou Sall même. Jetant un discrédit sur le Sénégal et son image, elle transcende les différentes sphères de la république et éclabousse tout un régime, le président Macky Sall au premier chef. En menant avec brio une enquête à charge sur le gaz et le pétrole sénégalais, la chaîne britannique Bbc fait exploser une bombe à fragmentations au coeur de la république, dans le bureau d’un président de la République atteint parce qu’épinglé pour compromission avec un membre de sa famille.

On savait qu’Aliou Sall, comme son frère, ne cesse de prendre du poids et surtout du ventre, mais on ignorait qu’Aliou avait ingurgité au ‘crépuscule’ des barils de pétrole brut avant d’inhaler du gaz toxique qui risque de faire fuiter un autre gaz, cette fois-ci nocif à l’environnement, notamment celui des affaires économiques du Sénégal, un pays mal parti dans l’exploitation de ses ressources pétro-gazières au regard de ce qui s’apparente comme un affairisme d’Etat, une overdose de pétrole sur laquelle la police sanitaire de l’Ofnac ne s’autosaisira pas. Depuis, ça pue le gaz, ça empeste le pétrole et la malédiction n’est jamais très loin, surtout lorsque le gouvernement, devenu un champion du démenti systématique même pour des faits avérés et documentés, brandit la menace sous fond de représailles diplomatiques pour atteindre un média libre et indépendant qui n’est pas à son service.

Effarantes, irréalistes. Les chiffres révélés par la Bbc parlent d’eux-mêmes et les derniers développements de l’affaire Petrotim version britannique ne font que confirmer ce que l’opinion sénégalaise savait déjà : qu’il planait sur les océans comme en on shore, une atmosphère de corruption autour du gaz et du pétrole sénégalais, au profit du frère du chef de l’Etat. Le scandale « Aliou Gaz », un secret de polichinelle aux dernières révélations pour le moins surréalistes, devait entraîner la destitution de Macky Sall pris en faute pour avoir entériné et s’etre approprié une bêtise héritée de son prédécesseur, cadeau à Frank Timis. Faute lourde, impardonnable avec à la clé, des sommes d’argent qui dépassent l’entendement. Même la démission, qui n’est pas à l’ordre du jour selon les mis en cause, ne suffira pas à laver l’honneur « Sall-i » d’Aliou et Macky.

En nommant son frère à la tête de la Cdc en septembre 2017, Macky Sall était bien conscient que ce dernier s’était compromis dans le offshore sénégalais, qu’il s’y était noyé, accroché, dans sa plongée en eaux troubles, par l’affairiste Frank Timis aux pratiques occultes. Le pétrole, le gaz, et cerise sur le millefeuille, la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), filée aussi à Aliou Sall; un nouveau gouffre à milliards, cadeau d’un frère à un frère dont l’ombre n’est jamais très loin, là où il est question d’argent. Aliou Sall à côté de qui, Karim Wade et Khalifa Sall passeraient pour des amateurs. Démission ou pas, la lumière d’abord, ensuite le rapatriement des fonds supposés, doivent être les principales exigences des Sénégalais.

Serail-il intéressant de savoir combien les Wade auraient empoché, eux aussi lorsqu’il s’est agi de faire à Timis ce cadeau « maudit » qui semble avoir beaucoup profité aux Sall. Auraient-ils « au cœur » ces ressources, le gaz et le pétrole du Sénégal qui n’appartiennent ni à Macky ni à Aliou Sall, mais au peuple sénégalais. Exclusivement ! 

SENEWEB

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